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Vol pour Paris

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Vols pour Paris

Présentation de la ville

PARIS - (latin Parisii, les Parisiens, peuple gaulois qui occupait le territoire au moment de la conquête romaine) 2 714 068 habitants La capitale de la France et l'une des plus grandes villes de l'Europe et du monde entier, située sur les deux rives de la Seine, sensiblement au point de convergence des principaux cours d'eau de la partie septentrionale de la France, c'est-à-dire de la Seine elle-même, de l'Yonne, de la Marne, de l'Aisne et de l'Oise. Paris ne doit sa splendeur ni au hasard, ni à un caprice de la fortune, mais à son heureuse position au centre d'une contrée naturelle désignée actuellement sous le nom de bassin de Paris, contrée naturelle limitée partout, si ce n'est au nord-ouest , par une émergence de hauteurs jurassiques. Les assises qui composent ces hauteurs s'enfoncent sous terre dans toute l'étendue du bassin de Paris, et forment comme le fond d'une immense cuvette irrégulière, dont l'intérieur est partiellement rempli par une succession de formations géologiques à peu près concentriques, « comparables à une série de vases semblables entre eux, qu'on fait entrer l'un dans l'autre pour occuper moins d'espace », et dont les extrémités donnent naissance à une série de crêtes saillantes tournant parallèlement les unes aux autres autour de Paris, qui est leur centre commun. C'est surtout du côté de l' Est que ces crêtes, comme autant de remparts naturels, protègent la grande capitale contre les invasions étrangères. Deux illustres savants français, Dufrénoy et Élie de Beaumont, ont pu, en toute rigueur, appeler Paris le pôle en creux et attractif de la France. C'est le pôle en creux, parce que quand on s'éloigne de Paris, quelque direction que l'on prenne en dehors du cours inférieur de la Seine, on parcourt des régions de plus en plus élevées, et c'est le pôle attractif, qui attire les populations par l'éclat de ses lumières. L'emplacement de Paris avait été préparé par la nature, qui avait doté son territoire d'un sol fertile et d'excellents matériaux de construction. En l'environnant de contrées beaucoup moins favorisées, telles que la Champagne, la Sologne, le Perche, elle en avait formé une sorte d'oasis à laquelle l'instinct de nos ancêtres a donné le nom d'Ile de France, qui résume si heureusement les circonstances géologiques de la position de cette grande ville. Son origine cependant est des plus humbles : vers la fin de l'époque gauloise, il y a quelque deux mille ans, Paris, que l'on nommait alors Lutèce, Lutecia, n'était qu'une chétive bourgade renfermée tout entière dans la grande île de la Seine, que nous appelons aujourd'hui la Cité, et à l'extrémité orientale de laquelle s'élève la cathédrale de Notre-Dame. Après la conquête romaine, du IIe au ve siècle de notre ère, Lutèce, qui commençait à être connue sous le nom de Paris, s'était étendue sur la rive gauche du fleuve, entre celui-ci et le mont Lucotitius, appelé depuis la montagne Sainte-Geneviève. C'est dans ce nouveau quartier que les empereurs romains firent construire le palais des Thermes, dont il subsiste encore des restes assez importants, et qui sont une des curiosités du Paris moderne. Malgré cette extension, Paris n'était encore qu'une petite ville de province, qui pouvait compter environ 8 000 habitants. Tous les terrains situés sur la rive droite de la Seine n'étaient alors occupés que par une forêt et un marais, et il ne s'y élevait aucune habitation. Sous les Mérovingiens et les Carlovingiens, Paris commença à déborder sur la rive droite du fleuve, où s'était établi une espèce de faubourg sur l'emplacement limité aujourd'hui par les quais, la rue de Rivoli, l'église Saint-Germain à l' ouest et l'église Saint-Gervais à l'E. Sous les Capétiens directs, Paris s'agrandit encore sur la rive droite. On sait que, sous Louis VI, il y avait de ce côté plusieurs faubourgs entourés d'une enceinte. Mais un agrandissement notable de Paris eut lieu sous Philippe-Auguste, qui avait commencé à bâtir le Louvre, et qui fit entourer toute la ville d'une forte muraille flanquée de tours. Il existe encore quelques restes de cette enceinte, dite de Philippe-Auguste, dont on connaît assez exactement le tracé. Sur la rive gauche, ce rempart partait de la tour Hamelin, appelée plus tard tour de Nesle, près du pont des Arts actuel. Il se dirigeait de là vers la place de l'École-de-médecine, gagnait la rue Soufflot, traversait la rue Saint-Jacques, puis s'étendait vers l'E. par les rues des Fossés-Saint-Jacques, de la Vieille-Estrapade et Descartes ; longeait l'abbaye de Sainte-Geneviève, redescendait la colline par la rue Clovis, suivait la rue des Fossés-Saint-Victor, longeait la rue des Fossés-Saint-Bernard, et venait se terminer à une grosse tour appelée la Tournelle, et située à l'endroit où le boulevard Saint-Germain débouche sur le quai. Sur la rive droite, l'enceinte de Paris commençait à l' Est à la tour Barbeau, située en face de la Tournelle, traversait les terrains où s'élève le lycée Charlemagne, gagnait la rue Saint-Antoine, longeait la rue actuelle des Francs-Bourgeois, coupait la cour du grand Mont-de-Piété, gagnait le quartier Beaubourg, traversait la rue Saint-Martin à l'angle de la rue du Grenier-Saint-Lazare, coupait les rues Montorgueil et Montmartre un peu au nord de l'église Saint-Eustache, venait tomber au carrefour formé par la rue Jean-Jacques-Rousseau et la rue Coquillière, traversait l'ancienne Halle au blé, longeait l'église de l'Oratoire et venait enfin aboutir au Louvre, en face de la tour de Philippe Hamelin. Paris avait alors à peu près 120 000 habitants et possédait environ 300 rues, qui n'étaient point pavées. Sous Charles V, par les soins d'Etienne Marcel, une nouvelle enceinte fut construite pour réunir à la ville les faubourgs de récente création qui s'étaient établis sur la rive droite. Cette nouvelle enceinte commençait à la Seine, vers le pont du Carrousel/coupait la place du même nom, le jardin du Palais-Royal, la place des Victoires, suivait la rue d'Aboukir pour aller rejoindre les boulevards actuels. Ensuite elle se dirigeait de l' ouest à l' Est par